La fin de la voiture essence d’ici 2030 : “L’électrique va tout changer, que ça plaise ou non” selon un vétéran de l’auto

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La révolution électrique n’attendra personne, et surtout pas Manuel Palma. À 66 ans, ce vétéran du marché automobile espagnol a vu défiler les moteurs à carburateur, sentir la sueur froide des années de gloire et désormais accueillir la voiture électrique en affirmant : « L’électrique va tout changer, que ça plaise ou non. » Mettez votre ceinture, la transition est déjà sur la route !

De l’huile sous les ongles à l’électro-choc automobile : parcours d’un pionnier

Manuel Palma, né à Cordoue en 1959, commence humblement sa carrière comme mécanicien. Rapidement, il flaire le filon : le véritable or se trouve dans la vente, pas dans la clé à molette. Au fil des années 1980, il s’établit à Valence et, en quatre décennies, devient l’un des plus célèbres vendeurs de voitures d’Espagne. Voilà un homme qui n’a rien d’un rêveur : il a vu, de ses propres yeux, la transformation radicale de l’industrie, passant de la mécanique complexe des carburateurs aux technologies simples… et silencieuses de l’électrique.

Avec plus de 150 000 véhicules écoulés et un réseau de douze garages, Palma peut affirmer : il connaît la route. « À mes meilleures années, je vendais 7 000 voitures par an », se souvient-il. Mais aujourd’hui, le paysage est méconnaissable : « Là où il y avait six marques, il y en a cinquante. Les marges ? Aussi fines qu’une feuille de papier ! »

Pourquoi l’électrique ? Une question de logique, pas de mode

Pour Palma, le passage à l’électrique n’est pas qu’une lubie écolo ni la dernière mode en date. Deux critères font tout le jeu :

  • Le prix : « C’est illogique qu’une voiture électrique coûte plus cher qu’une thermique alors que la technologie est plus simple. »
  • L’autonomie : « Il faut que l’autonomie atteigne les 800 à 1 000 km. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’électrique sera vraiment concurrentielle. »

En attendant la démocratisation du tarif et des batteries d’ultra longue durée, Palma rappelle que l’évolution est inévitable. Pour lui, résistance et nostalgie ne pèseront pas bien lourd face à la vague de fond.

L’Europe dans le rétro, la Chine dans la ligne de mire

Le vétéran ne mâche pas ses mots sur la rivalité internationale : « L’Europe s’est tiré une balle dans le pied. Nous étions leaders mondiaux des moteurs à combustion, mais sur les batteries, ce sont les Chinois qui ont pris le dessus. Ils ont à la fois l’industrie, le savoir-faire, et des coûts bien moindres. »

À ses yeux, la compétition n’est plus tout à fait équitable et il lance une invitation claire aux autorités européennes : il faut rétablir la justice fiscale. Palma a le sens du détail : « Il n’est pas normal qu’une Porsche essence paie le même impôt qu’une voiture électrique. Les incitations fiscales sont cruciales pour accélérer la transition. » Voilà de quoi alimenter le débat… et, osons-le, faire grincer quelques soupapes à Bruxelles.

Un entrepreneur aussi infatigable qu’un ultra-marathonien

L’automobile n’est qu’une facette du personnage. Palma a passé le témoin de son entreprise, mais rester inactif ? Très peu pour lui !

Aujourd’hui, il se consacre à l’éducation, à l’immobilier et au secteur de la santé : son groupe gère trois écoles rassemblant plus de mille élèves et plusieurs établissements de soins. Il n’est pas peu fier d’avoir mené ses maisons de retraite à travers la crise du Covid sans le moindre décès.

Son mantra d’entrepreneur, il le transmet volontiers :

  • « Dépense comme si tu étais pauvre. Investis comme si tu étais riche. »

L’homme aime aussi la course et pas seulement en affaires. Marathonien convaincu, il y voit la parfaite métaphore de la vie d’entrepreneur : apprendre à apprécier la douleur, se lever tôt, surmonter les rudes passages et, surtout, garder le sourire malgré les obstacles. Si on y prend plaisir, c’est qu’on est sur la bonne route !

En conclusion : le virage est pris, à vous de choisir votre trajectoire

Du haut de ses 66 ans, Palma ne regarde plus dans le rétroviseur : sa prochaine voiture sera électrique. Plus silencieuses, plus propres, plus faciles à fabriquer, elles n’attendent, selon lui, « que d’être abordables et capables de vraies longues distances ». Mais tout ceci, il en est sûr, viendra : le virage vers l’électrique ne se négocie plus, il est pris.

Un conseil d’expert ? Préparez-vous, même si ce n’est pas encore votre passion. La révolution électrique fonce plein gaz… ou plutôt, pleine batterie !

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