Nissan GTR R35 : Pourquoi Cette Supercar Fait Son Retour ?

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Voiture blanche garée dans une rue parisienne, entourée de bâtiments sous la pluie.

Quand on parle de voitures de sport japonaises qui ont marqué l’histoire automobile, la nissan gtr r35 arrive en tête de liste. Cette machine exceptionnelle a su bousculer le monde des supercars en proposant des performances dignes des plus grandes italiennes, mais à un prix beaucoup plus accessible. Depuis son apparition, elle fascine autant les collectionneurs que les amateurs de vitesse pure, et son retrait récent du marché européen ne fait qu’accroître l’engouement autour d’elle.

En bref

  • La R35 possède un V6 3.8L biturbo dont la puissance a évolué de 485 ch initialement jusqu’à 600 ch en version Nismo
  • Elle réalise le 0 à 100 km/h en 2,6 secondes (version Nismo) et atteint 315 km/h en vitesse de pointe
  • Son architecture transaxle unique et ses innovations technologiques (transmission à double embrayage, launch control) la placent au niveau de supercars deux fois plus chères
  • La production s’est arrêtée en 2024 en raison des normes environnementales, rendant les modèles d’occasion très recherchés
  • Une nouvelle génération hybride est attendue pour respecter les contraintes écologiques tout en conservant l’ADN performance de la GT-R

L’héritage de la Nissan GT-R R35

Un demi-siècle de performance automobile

La Nissan GTR R35 s’inscrit dans une légende qui a débuté il y a plus de 50 ans. Tout commence en 1964 avec la Skyline 2000 GT, qui se fait remarquer lors du Grand Prix du Japon face à une Porsche 904. Cinq ans plus tard, en 1969, arrive la première GT-R officielle, une berline 4 portes équipée d’un moteur 6 cylindres en ligne de 2.0 L développant 160 ch à 7000 tr/min, devenue depuis une voiture iconique.

Cette première génération remporte 36 courses en moins de 2 ans, établissant une réputation de performance redoutable. Les générations suivantes poursuivent cette quête d’excellence sportive.

En 1989, la R32 marque un tournant majeur avec son moteur RB26DETT bi-turbo et l’introduction de la transmission 4 roues motrices. La R33 franchit la barre des 270 km/h sur circuit et réalise un temps de moins de 8 minutes sur la Nordschleife du Nürburgring. L’évolution V-Spec de 1997 introduit le système de transmission intégrale ATTESA E-TS qui deviendra une signature technique de la lignée.

La dernière Skyline GT-R, la M-Spec Nür de 2002, rend hommage au mythique circuit allemand avec des turbos majorés et un équipement plus raffiné. Elle prépare le terrain pour l’arrivée de la R35 en 2007, qui abandonne le nom Skyline pour devenir simplement GT-R.

Les innovations techniques qui ont marqué la GT-R R35

Dévoilée au salon automobile de Tokyo en 2007, la Nissan GTR R35 représente une rupture technologique. Son développement débute dès 2000 et aboutit à une supercar construite sur une plateforme PM dérivée de la plateforme FM.

L’architecture transaxle constitue une innovation majeure : le moteur est monté à l’avant tandis que la boîte-pont est installée à l’arrière. Cette répartition optimise l’équilibre des masses et améliore la tenue de route. Le système ATTESA E-TS Pro gère la transmission intégrale avec une précision inédite.

La GT-R R35 compte parmi les premières voitures de série à proposer un launch control et une transmission à double embrayage. Ces technologies permettent des départs canon et des changements de rapports ultra-rapides. L’aérodynamique avancée et l’utilisation de matériaux composites (acier, aluminium et fibre de carbone) réduisent le poids tout en renforçant la rigidité.

Fabriquée dans l’usine Nissan de Tochigi au Japon, chaque GT-R bénéficie d’un assemblage minutieux qui garantit une qualité irréprochable. La suspension active et le moteur VR38DETT complètent un ensemble technique pensé pour la performance pure.

Caractéristiques techniques et performances de la Nissan GTR R35

Motorisation et technologie de la supercar

Le cœur de la GT-R R35 bat grâce à un V6 3.8 L biturbo de 3 799 cm³. Ce moteur développe initialement 485 ch à 6 400 tr/min et 587 Nm entre 3 200 et 5 200 tr/min. La puissance officielle s’avère sous-évaluée : des mesures indépendantes révèlent des valeurs réelles autour de 525 ch.

La transmission robotisée à double embrayage compte 6 rapports et travaille de concert avec le système d’intégrale. Les freins Brembo ventilés percés mesurent 390 mm à l’avant avec des étriers 6 pistons, et 380 mm à l’arrière avec 4 pistons. Les suspensions Bilstein Damptronic proposent 3 positions réglables.

Au fil des années, la puissance progresse régulièrement :

  • 2011 : passage à 530 ch avec 612 Nm de couple
  • 2012 : 550 ch et 627 Nm
  • 2014 : maintien des 550 ch avec 632 Nm
  • 2016 : évolution majeure à 570 ch et 637 Nm

Le coefficient de traînée de 0,26 obtenu dès 2012 place la GT-R parmi les voitures les plus aérodynamiques de sa catégorie. L’empattement de 2 780 mm assure une excellente stabilité tandis que le coffre de 315 dm³ permet une utilisation quotidienne.

Performances sur circuit et en conditions réelles

Les performances annoncées de la GT-R R35 impressionnent : 0 à 100 km/h en 3,3 secondes avec le launch control activé. Cette accélération lui vaut une entrée dans le Guinness comme voiture quatre places de production la plus rapide du monde sur cet exercice. La vitesse maximale atteint 315 km/h depuis 2011.

Sur les mesures chronométrées, la GT-R abat le 400 m départ arrêté en 12,1 secondes et le 1 000 m en 21,8 secondes. Ces chiffres la placent au niveau d’une Ferrari F40, référence absolue des années 1980.

Sur le Nürburgring Nordschleife, la GT-R améliore son chrono de plus de 11 secondes par rapport à sa concurrente directe, la Porsche 911 Turbo type 997. Cette performance marque les esprits et confirme l’efficacité du châssis et des suspensions.

Les évolutions successives affinent les performances. En 2012, le 0 à 100 km/h tombe à 2,8 secondes avec le launch control. L’année suivante, Nissan annonce 2,7 secondes, bien que certains essais mesurent 3,3 secondes en conditions réelles. La consommation mixte reste raisonnable pour une supercar : 11,8 L/100 km.

L’impact de la Nissan GTR R35 sur le marché des supercars

Comparaison avec ses concurrents

La GT-R R35 bouleverse le marché des supercars dès son lancement. Sa cible principale ? La Porsche 911 Turbo type 997, vendue deux fois plus cher. Proposer des performances équivalentes voire supérieures à un tarif bien inférieur constitue un argument massue.

Nous constatons que la GT-R rivalise même avec des modèles mythiques comme la Ferrari F40 sur certains exercices chronométrés. Cette capacité à se mesurer à des voitures beaucoup plus onéreuses redéfinit les standards du rapport qualité-prix dans l’univers des supercars.

La configuration 2+2 places offre une polyvalence rare dans cette catégorie. La plupart des concurrentes sacrifient l’habitabilité pour la performance pure, mais la GT-R prouve qu’on peut concilier les deux. Son coffre utilisable et ses sièges arrière (certes symboliques) la rendent plus praticable au quotidien.

Sur circuit, la GT-R se distingue par sa facilité de prise en main. Les aides électroniques permettent à un pilote moins expérimenté d’exploiter une large part du potentiel de la voiture. Les supercars italiennes ou allemandes demandent généralement plus d’expertise pour être poussées dans leurs retranchements.

Le palmarès sportif renforce cette légitimité : victoires en Super GT en 2011 et 2012, sacre en Blancpain Endurance Series en 2015, et titre aux 12 Heures de Bathurst la même année. Les GT-R GT3 et GT1 prouvent que la plateforme R35 possède un vrai potentiel en compétition, même en configuration propulsion imposée par les règlements.

Éditions spéciales et évolutions de la Nissan GTR R35

Les versions Nismo et leurs améliorations

La version Nismo représente le sommet de la gamme GT-R. Lancée en 2015, elle porte la puissance à 600 ch et le couple à 652 Nm. Le 0 à 100 km/h tombe à 2,6 secondes, approchant les performances d’une Bugatti Veyron Super Sport. Le tarif grimpe à 150 000 € au lancement, puis atteint 210 000 € en 2020 sur le marché français.

Les améliorations touchent tous les domaines. L’aileron arrière augmente l’appui d’une centaine de kilos à 300 km/h, plaquant la voiture au sol dans les virages rapides. Les jantes RAYS de 20 pouces réduisent les masses non suspendues. Les freins carbone-céramique résistent mieux à la chaleur lors des sessions intensives.

La ligne d’échappement en titane allège l’ensemble tout en libérant quelques chevaux supplémentaires. Trois modes de conduite (confort, normal et R) permettent d’adapter le comportement selon l’usage. Le mode R durcit les suspensions et affûte les réponses pour l’utilisation sur circuit.

Les éditions limitées se succèdent au fil des années. La 50th Anniversary Edition présentée au salon de New York en 2019 célèbre un demi-siècle de GT-R. La GT-R50 by Italdesign dévoilée en 2018 pousse le concept encore plus loin : carrosserie intégralement en carbone, moteur de 720 ch et 780 Nm, production limitée à 50 exemplaires au tarif stratosphérique de 990 000 €.

En septembre 2021, Nissan présente la Premium Edition T-Spec destinée au Japon et à l’Amérique du Nord. Seulement 100 exemplaires voient le jour. La Track Edition apparaît simultanément, annonçant l’arrivée d’une nouvelle génération. Ces versions finale peaufinent l’héritage avant le grand saut technologique.

Pourquoi le retour de la Nissan GTR R35 est attendu par les passionnés

Les attentes des fans et des automobilistes

La disparition de la GT-R du marché français en mars 2022 crée un vide. Les nouvelles réglementations sur les véhicules surpuissants expliquent ce retrait, tout comme les normes sur le bruit qui suspendent les ventes dans d’autres pays européens. L’Australie impose également l’arrêt des ventes à cause des normes sur les impacts latéraux.

Seuls l’Amérique du Nord, le Japon et quelques marchés sélectionnés continuent de distribuer la GT-R. Cette rareté attise les désirs. Les passionnés espèrent un retour adapté aux contraintes modernes, conservant l’ADN de performance qui fait la renommée du modèle.

Les fans attendent une GT-R qui maintienne le rapport qualité-prix exceptionnel de la R35. Pouvoir rivaliser avec des voitures bien plus chères reste un argument fondamental. La facilité d’utilisation quotidienne et la fiabilité reconnue de la R35 doivent être préservées dans une éventuelle évolution.

La communauté des préparateurs s’est développée autour de la R35. Des centaines d’ateliers proposent des montées en puissance spectaculaires, atteignant parfois plus de 1 000 ch. Cette modularité et cette robustesse mécanique constituent des atouts majeurs que les aficionados souhaitent retrouver.

L’attachement émotionnel joue aussi un rôle crucial. Trois générations de GT-R ont marqué la culture automobile japonaise et mondiale. Le retour de la GT-R symboliserait la continuité de cette histoire, rassurerait les fans sur la pérennité de l’esprit sportif de Nissan face à l’électrification croissante du marché.

L’avenir de la Nissan GTR R35 : Vers une nouvelle génération

Ce que pourrait apporter la prochaine GT-R

L’arrêt de la production de la R35 en 2024 ouvre la voie à une nouvelle génération. Les contraintes environnementales actuelles imposent des choix radicaux. L’hybridation semble incontournable pour respecter les normes d’émissions tout en maintenant les performances attendues d’une GT-R.

Un système hybride pourrait combiner le V6 biturbo avec des moteurs électriques sur chaque essieu. Cette architecture offrirait une puissance instantanée au démarrage grâce au couple électrique, tout en conservant la sonorité et les sensations du thermique à haut régime. La transmission intégrale gagnerait en précision avec la gestion électronique de chaque roue.

Nous pensons que Nissan doit alléger la prochaine GT-R pour compenser le poids des batteries. L’utilisation intensive de fibre de carbone et d’aluminium s’impose. Les technologies d’aérodynamique active pourraient remplacer les appendices fixes actuels, optimisant l’appui selon la vitesse et le mode de conduite.

Les systèmes d’aide à la conduite évolueront forcément. Des modes de pilotage semi-autonome pour les trajets quotidiens cohabiteront avec des réglages sportifs préservant le plaisir de conduire. La télémétrie embarquée deviendra plus sophistiquée, permettant d’analyser finement les performances sur circuit.

Le design devra séduire une nouvelle clientèle tout en respectant l’héritage visuel de la lignée. Les proportions massives et l’allure agressive resteront probablement, mais avec des lignes plus tendues et un coefficient de traînée amélioré. L’habitacle gagnera en raffinement pour justifier un positionnement tarifaire premium.

Comment acquérir une Nissan GTR R35 aujourd’hui

Disponibilité et conseils d’achat

Trouver une GT-R R35 en France relève désormais du marché de l’occasion ou du dépôt-vente. Certains modèles préparés circulent, proposant jusqu’à 680 ch avec des modifications substantielles : boîte de vitesses renforcée, système multimap, ligne d’échappement Armytrix.

Les configurations préparées incluent souvent un échangeur AMS, 6 injecteurs 1050cc ASNU, 2 pompes à essence 330 LPH ASNU, 2 dump valves Go Fast Bits. Les freins peuvent être remplacés par des disques AP Racing avec plaquettes DS Uno. Les combinés filetés KW V3 remplacent les suspensions d’origine.

Nous conseillons de vérifier si l’auto est d’origine ou préparée avant tout achat. Une voiture modifiée demande une attention particulière sur la cohérence de l’ensemble et l’entretien réalisé. L’usage visé (route ou circuit) doit correspondre à la configuration mécanique. Une GT-R préparée pour le circuit sera moins confortable au quotidien.

L’historique d’entretien revêt une importance capitale. Le moteur VR38DETT supporte bien la puissance, mais les préparations agressives réduisent la durée de vie des composants. Vérifiez l’état de la boîte de vitesses, particulièrement sollicitée lors des départs en launch control répétés.

Le kilométrage influence le prix mais compte moins que l’état général et le suivi. Une GT-R de 100 000 km bien entretenue vaut mieux qu’un exemplaire de 30 000 km malmené sur circuit. Faites réaliser une inspection pré-achat par un spécialiste de la marque pour détecter les usures prématurées ou les modifications cachées.

FAQ

Quel est le prix d’une Nissan GT-R R35 ?

Quel est le prix d’une Nissan GT-R R35 ? Il varie fortement selon l’année, la version (Premium, Track, Nismo) et l’état. Neuve, la Nismo a atteint environ 210 000 € (France, 2020) ; aujourd’hui, c’est surtout le marché de l’occasion.

Quelle est l’accélération de 0 à 100 km/h de la Nissan GT-R ?

Quelle est l’accélération de 0 à 100 km/h de la Nissan GT-R ? Elle est annoncée à 3,3 s avec launch control, avec des valeurs pouvant descendre à 2,8 s (2012) voire 2,7 s annoncés, mais souvent 3,3 s en conditions réelles.

Quelle est la motorisation de la Nissan GT-R R35 ?

Quelle est la motorisation de la Nissan GT-R R35 ? C’est un V6 3,8 L biturbo (VR38DETT) de 3 799 cm³, associé à une boîte robotisée double embrayage 6 rapports et à la transmission intégrale ATTESA E-TS Pro.

Quel est le principe de l’architecture transaxle sur la GT-R R35 ?

Quel est le principe de l’architecture transaxle sur la GT-R R35 ? Le moteur est à l’avant, tandis que la boîte-pont est à l’arrière, pour optimiser la répartition des masses, l’équilibre et la tenue de route à haute vitesse.

Pourquoi la Nissan GT-R R35 a-t-elle marqué le marché des supercars ?

Pourquoi la Nissan GT-R R35 a-t-elle marqué le marché des supercars ? Elle a rivalisé avec des modèles bien plus chers (ex. 911 Turbo) en offrant performances, transmission intégrale, launch control et un rapport qualité-prix qui a bousculé les standards.

Quels points vérifier avant d’acheter une Nissan GT-R R35 d’occasion ?

Quels points vérifier avant d’acheter une Nissan GT-R R35 d’occasion ? Vérifiez si elle est d’origine ou préparée, l’historique d’entretien, l’état de la boîte (launch control), des freins et des suspensions, et faites une inspection pré-achat par un spécialiste.

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