Entre passion automobile et hommage filial, la dino ferrari auto incarne une page unique de l’histoire italienne. Moins connue que les légendaires Ferrari V12, cette gamme représente pourtant un tournant majeur dans la stratégie du Commendatore. Créée pour concurrencer des modèles comme la Porsche 911, elle séduit par ses lignes sculptées par Pininfarina et son caractère sportif accessible. Aujourd’hui, ces voitures atteignent des sommes vertigineuses sur le marché de la collection.
En bref
- La marque Dino fut créée en 1964 par Enzo Ferrari pour honorer son fils Alfredo, décédé en 1956, avec des modèles équipés de moteurs V6
- Les deux modèles emblématiques sont la 206 GT (1967) et la 246 GT/GTS (1969-1974), cette dernière produite à 3 569 exemplaires seulement
- Le moteur V6 Dino développe entre 165 et 195 ch selon les versions, avec une architecture à 65° et double arbre à cames en tête
- Les cotes actuelles oscillent entre 350 000 et 600 000 €, faisant des Dino des objets de collection très prisés
- Ces voitures ont marqué la culture populaire en apparaissant dans plusieurs séries télévisées comme « Amicalement vôtre » ou plus récemment « Tapie »
L’histoire de la marque Dino
La dino ferrari auto tire son nom d’Alfredo Ferrari, surnommé Dino, le fils unique d’Enzo Ferrari. Alfredo décède tragiquement à 24 ans le 30 juin 1956, emporté par une myopathie de Duchenne.
Pour honorer sa mémoire, Enzo Ferrari annonce en 1964 la création de la marque Dino. Cette nouvelle gamme se distingue par l’utilisation de moteurs V6, une rupture avec les V12 qui équipent traditionnellement les Ferrari.
Le contexte industriel joue un rôle déterminant dans cette aventure. Ferrari souhaite participer à la Formule 2, mais la réglementation impose une contrainte stricte : le moteur doit équiper au moins 500 véhicules de série.
Pour atteindre ce volume de production, Ferrari collabore avec Fiat. Cette alliance donne naissance à la Fiat Dino 206 GT en 1967, permettant l’homologation du V6 en compétition. Sur les modèles estampillés Dino, le V6 adopte une position centrale arrière, contrairement aux Fiat.
Les modèles phare de la Dino Ferrari
La gamme Dino compte deux modèles emblématiques qui ont marqué l’histoire automobile. Ces voitures combinent élégance italienne et performances sportives, tout en restant plus accessibles que les Ferrari V12 de l’époque.
La Dino 206 GT : Le début d’une légende
La Dino 206 GT représente la première interprétation pure du concept Dino. Elle inaugure l’architecture à moteur central transversal qui deviendra la signature de la marque.
Son V6 tout alliage développe 165 ch, alimenté par trois carburateurs Weber double corps. Les deux arbres à cames par rangée assurent une distribution optimale, offrant des performances remarquables pour l’époque.
La ligne dessinée par Pininfarina et réalisée par Scaglietti séduit immédiatement. Sa rareté et sa finition artisanale en font aujourd’hui un objet de collection prisé, avec des valeurs oscillant entre 350 000 et 500 000 €.
La Dino 246 GT/GTS : Un mythe renaissant
Présentée au Salon international de l’automobile de Genève en 1969, la Dino 246 GT succède à la 206 GT. Elle apporte des évolutions majeures qui vont assurer son succès commercial.
La production s’étend de 1969 à 1974, avec un total de 3 569 exemplaires répartis entre 2 295 GT coupé et 1 274 GTS Spyder. La carrosserie passe de l’aluminium à l’acier, tout en gagnant 9,4 cm en longueur.
Ses dimensions affichent 4 200 mm de long pour 1 700 mm de large et seulement 1 115 mm de haut. L’empattement de 2 340 mm procure un équilibre routier exceptionnel.
Le V6 Dino de 2 418 cm³ délivre 195 ch à 7 600 tr/min, permettant d’atteindre 235 km/h en vitesse maximale. Le 0 à 100 km/h s’effectue en 7,4 secondes, des performances remarquables pour une masse de 1 166 kg à vide.
La boîte manuelle à 5 rapports transmet la puissance aux roues arrière, tandis que quatre disques ventilés assurent le freinage. Les premières 246 GT conservent encore une carrosserie en aluminium avant le passage définitif à l’acier.
La version GTS commercialisée au début des années 1970 offre le plaisir d’une configuration Targa. Assemblée entre l’usine Ferrari de Maranello, Lingotto chez Fiat et chez Scaglietti, elle consomme environ 16 L/100 km.
Le moteur V6 Dino : Un accomplissement technologique
Le V6 Dino représente une prouesse d’ingénierie pour son époque. Dérivé des moteurs Ferrari 156 de Formule 1, il adopte une architecture à 65° avec double arbre à cames en tête.
L’évolution du moteur suit la progression des modèles. La cylindrée passe de 2,0 L sur la 206 GT à 2,4 L sur la 246, accompagnée d’un gain de puissance de 180 à 195 ch.
Les versions destinées au marché américain développent 175 ch pour respecter les normes locales. Trois carburateurs Weber double corps assurent l’alimentation, garantissant une réponse franche à l’accélération.
Ce V6 équipe également d’autres modèles sportifs italiens comme les Lancia Stratos d’occasion et les Fiat Dino. Sur ces applications, les puissances catalogue varient entre 160 et 180 ch selon les versions 2,0 ou 2,4 L.
L’héritage technique de ce moteur perdure jusqu’en 2021, lorsque Ferrari présente la 296 GTB V6 hybride. Cet hommage aux V6 Dino des années 1970 prouve la modernité du concept initial.
La marque Dino face à la concurrence
La stratégie commerciale de Dino vise à proposer une alternative moins onéreuse aux Ferrari V12 traditionnelles. Cette approche cherche à rivaliser avec le succès grandissant de modèles comme la Porsche 911.
Les concurrentes directes incluent plusieurs GT prestigieuses :
- Porsche 911, référence allemande du segment
- Lamborghini Urraco, autre italienne à moteur central
- Maserati Merak, concurrent direct de Modène
- Aston Martin DBS, représentante britannique du luxe sportif
La succession de la 246 intervient dès 1973 avec la Ferrari 308 GT4. Ce nouveau modèle adopte un V8 Dino, marquant une nouvelle évolution de la gamme.
Les répliques et la collecte de voitures Dino
Le marché des Dino connaît une dynamique particulière qui reflète leur statut unique dans l’histoire automobile. La raréfaction des exemplaires disponibles influence directement les valeurs pratiquées.
Pourquoi la Dino est un bien prisé des collectionneurs
La fabrication artisanale des Dino explique leur cote actuelle spectaculaire. Chaque véhicule présente des différences subtiles liées aux méthodes de production de l’époque.
Les 246 GT affichent aujourd’hui des prix compris entre 350 000 et 600 000 €, dépassant certaines Ferrari V12 des années suivantes. Une 246 GT de 1973 avec 113 242 km se négocie autour de 379 000 €, tandis qu’un modèle de 1970 totalisant 75 000 km atteint 389 900 €.
Cette valorisation s’explique par plusieurs facteurs. La production limitée à 3 569 unités crée une rareté naturelle. Le lien émotionnel avec Alfredo Ferrari ajoute une dimension sentimentale unique.
Nous conseillons aux acheteurs potentiels de vérifier minutieusement l’historique complet du véhicule. Les différences entre carrosseries et structures d’un même modèle peuvent influencer significativement la valeur finale.
La restauration des modèles Dino 246 et 206
La restauration d’une Dino nécessite des compétences techniques variées. L’exemple de la 308 GT4 illustre cette complexité : l’aluminium compose les ouvrants de capots avant et arrière, tandis que la résine constitue les fonds de planchers.
Cette diversité de matériaux exige l’intervention de spécialistes maîtrisant différentes techniques. La carrosserie acier de la 246 GT demande un savoir-faire particulier pour préserver les formes originales.
Les jantes Cromodora en magnésium requièrent une attention spéciale. Le passage au système de fixation par cinq écrous remplace l’ancien blocage central papillon, modifiant les procédures d’entretien.
Nous recommandons de documenter chaque étape de restauration avec des photographies détaillées. Cette traçabilité valorise le véhicule et rassure les futurs acquéreurs sur la qualité des interventions réalisées.
L’audience culturelle et la présentation des modèles Dino
Les Dino ont conquis le petit écran dès les années 1970. Dans la série « Amicalement vôtre », Tony Curtis pilote une Dino 246 GT aux côtés de Roger Moore et son Aston Martin DBS.
La décennie suivante voit Robert Wagner au volant d’une 246 GTS dans « Pour l’amour du risque ». Ces apparitions télévisées ancrent durablement l’image de la Dino dans la culture populaire.
Plus récemment en 2023, la série Netflix « Tapie » met en scène Laurent Laffite conduisant régulièrement une 246 GTS. Cette présence médiatique continue entretient l’attrait pour ces modèles emblématiques.
La ligne intemporelle signée Pininfarina reste admirée des passionnés. Les proportions harmonieuses et la pureté des formes traversent les époques sans prendre une ride.
FAQ
Est-ce que la Dino est une Ferrari ?
Est-ce que la Dino est une Ferrari ? Dino est une marque lancée par Enzo Ferrari en 1964, souvent associée à Ferrari mais parfois badgée Dino, avec un positionnement V6 distinct des Ferrari V12 de l’époque.
Quel est le prix d’une Ferrari Dino 206 GT ?
Quel est le prix d’une Ferrari Dino 206 GT ? Ferrari Dino 206 GT se négocie généralement entre 350 000 et 500 000 €, selon l’état, l’originalité, l’historique et la rareté de l’exemplaire.
Quel moteur équipait les Dino ?
Quel moteur équipait les Dino ? Les Dino utilisent un V6 Dino dérivé de la Formule 1, à 65° et double arbre à cames en tête, en 2,0 L sur 206 GT puis 2,4 L sur 246.
Quelles sont les différentes générations de la Dino (206, 246, 308) ?
Quelles sont les différentes générations de la Dino (206, 246, 308) ? Les Dino 206 GT ouvrent la voie, les Dino 246 GT/GTS poursuivent avec 2,4 L, puis la 308 GT4 arrive en 1973 avec un V8 Dino.
Pourquoi Ferrari a-t-elle collaboré avec Fiat pour la Dino ?
Pourquoi Ferrari a-t-elle collaboré avec Fiat pour la Dino ? Ferrari a collaboré avec Fiat pour produire au moins 500 voitures et homologuer le V6 en Formule 2, ce qui mène à la Fiat Dino 206 GT dès 1967.
Qu’est-ce qui fait monter la cote d’une Dino aujourd’hui ?
Qu’est-ce qui fait monter la cote d’une Dino aujourd’hui ? La cote d’une Dino grimpe avec la production limitée, la fabrication artisanale, le lien avec Alfredo Ferrari et un historique complet, ce qui influence fortement le prix final.

Passionné d’automobile depuis l’enfance, Antoine a grandi entre les circuits de ses petites voitures et les pages des magazines spécialisés. Après des études en design industriel et plusieurs années passées dans le milieu de la mécanique, il décide de créer Vintage Heroes pour partager son amour des belles mécaniques d’hier comme d’aujourd’hui.
Curieux, minutieux et toujours à l’affût d’un modèle rare ou d’une belle histoire de restauration, Antoine mêle expertise, anecdotes et coups de cœur dans chacun de ses articles. Ici, il donne vie aux voitures qui ont marqué leur époque et à celles qui marqueront la nôtre.




