Bmw E28 Automatic : Caractéristiques Et Avis Sur Ce Modèle !

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Voiture BMW vintage bleue garée dans une rue urbaine avec bâtiments en arrière-plan.

Les années 1980 ont vu naître des icônes automobiles qui continuent de fasciner les passionnés aujourd’hui. Parmi elles, la bmw e28 automatic incarne l’excellence allemande avec sa transmission fluide et ses innovations technologiques. Ce modèle de Série 5 combine performances, fiabilité et confort de conduite, séduisant aussi bien les collectionneurs que les amateurs de berlines classiques. Découvrez pourquoi cette voiture reste une référence incontournable sur le marché de l’occasion.

En bref

  • Production de 722 328 exemplaires entre 1981 et 1987, avec transmission automatique ZF à 3 ou 4 rapports selon les années
  • Gamme de moteurs allant de 1,8 à 3,5 litres, développant entre 63 et 210 kW selon les versions
  • Technologies pionnières incluant l’ordinateur de bord, l’ABS et l’airbag conducteur en option
  • La 524td était la berline diesel de série la plus rapide au monde à son époque
  • Modèles rares comme la M5 (2 241 exemplaires) et les versions Eta très recherchés par les collectionneurs

Présentation Générale de la BMW E28

La BMW E28 automatic représente la deuxième génération de la Série 5, produite entre avril 1981 et décembre 1987. Cette berline 4 portes à propulsion a su marquer son époque avec un total de 722 328 exemplaires assemblés, dont une partie significative équipée de transmission automatique.

Ce modèle a pris la relève de l’E12 à l’automne 1981 et a été remplacé par la BMW E34 dès l’automne 1987. La production s’est étendue sur plusieurs sites, notamment à Rosslyn en Afrique du Sud entre 1985 et 1989.

Les versions les plus populaires incluaient la 520i, la 528e, la 528i et la 524td, représentant environ deux tiers de la production totale. Cette répartition témoigne de l’attrait pour les motorisations intermédiaires, bien équilibrées entre performances et consommation.

Les Caractéristiques Techniques du Modèle Automatic

La transmission automatique de la BMW E28 automatic reposait sur des boîtes ZF à convertisseur, disponibles en deux configurations selon l’année et le modèle. Jusqu’en 1982, une boîte 3 vitesses était proposée, avant l’arrivée des versions plus modernes à 4 rapports.

Deux types de boîtes automatiques 4 vitesses équipaient les différentes versions :

  • La 4HP22, utilisée jusqu’à la 524td incluse
  • La 4HP22EH, à partir de la 525e, avec commande électrohydraulique et rapports modifiés sur les deux premiers rapports

Un embrayage de verrouillage du convertisseur s’enclenchait automatiquement à partir de 2 500 tr/min environ, améliorant sensiblement l’efficacité de la transmission. Cette technologie permettait de réduire les pertes énergétiques inhérentes aux convertisseurs de couple traditionnels.

Attention, certains modèles n’étaient pas disponibles d’usine avec la boîte automatique : les 518, 518i, 524d et la sportive M5 restaient exclusivement proposées avec une transmission manuelle.

Moteurs et Performances de la BMW E28 Automatic

La gamme de motorisations s’étendait de 1,8 litre à 3,5 litres, avec des puissances comprises entre 63 kW et 210 kW selon les versions. La 520i développait initialement 92 kW, puis 95 kW à partir de 1986 avec l’arrivée du catalyseur obligatoire.

Les modèles « Eta » (525e et 528e) méritent une attention particulière. Leur moteur 6 cylindres de 2 693 cm³ délivrait 90 kW à seulement 4 250 tr/min, avec une zone rouge démarrant à 4 500 tr/min. Le couple maximal de 230 Nm à 3 250 tr/min, associé à un pont long de 2,93:1, offrait une conduite souple et économique.

La 524td se distinguait comme la berline diesel de série la plus rapide au monde à son époque. Son moteur 6 cylindres turbo de 2,4 litres développait 85 kW, alliant performances respectables et sobriété.

Dimensions et Design de la BMW E28

Cette berline affichait des mensurations généreuses pour l’époque : 4 620 mm de longueur, 1 700 mm de largeur et 1 415 mm de hauteur. L’empattement de 2 625 mm garantissait un habitacle spacieux et une bonne stabilité routière.

La masse à vide oscillait entre 1 140 et 1 410 kg selon les versions et équipements. Le coffre offrait une capacité de 460 litres, tandis que le réservoir de 70 litres assurait une bonne autonomie.

L’aérodynamique a évolué durant la carrière du modèle. Le coefficient de traînée initial de 0,39 a été amélioré à 0,37 à partir de l’automne 1984 grâce à des révisions de la carrosserie. Certaines versions optimisées avec des roues spécifiques atteignaient même 0,385 dès la période initiale.

Innovations et Technologies Introduites

L’E28 a marqué l’histoire de la Série 5 en introduisant plusieurs technologies désormais incontournables. L’ordinateur de bord faisait son apparition, offrant aux conducteurs des informations précieuses sur la consommation et l’autonomie.

L’airbag conducteur était proposé en option au tarif de 2 310 Deutsche Mark, une somme conséquente pour l’époque qui témoignait du caractère novateur de cet équipement de sécurité passive.

Le système ABS rejoignait également le catalogue, d’abord en option puis de série à partir de 1986 sur les modèles à partir de la 528i. Cette technologie révolutionnaire changeait radicalement la sécurité au freinage.

Système de Fonctionnement et Équipements Modernes

Le « Check Control » supervisait les fonctions importantes comme l’éclairage et les niveaux d’huile et de liquide de refroidissement. Ce dispositif préventif permettait d’anticiper les problèmes mécaniques avant qu’ils ne deviennent critiques.

Un régulateur de vitesse était disponible, apportant un confort appréciable sur les longs trajets autoroutiers. La direction assistée était conçue en série à partir de la 520i, facilitant les manœuvres à basse vitesse.

À partir de 1985, des versions équipées de convertisseur catalytique sont apparues sur certains modèles comme la 525e et la 535i. Cette évolution répondait aux normes environnementales de plus en plus strictes.

Sécurité et Confort dans la BMW E28

Le système de freinage hydraulique à double circuit diagonal avec servofrein garantissait une efficacité optimale. Les disques avant étaient ventilés intérieurement, sauf sur la 518 d’entrée de gamme.

Jusqu’en 1986, les modèles inférieurs ou égaux à 2,4 litres recevaient souvent des tambours à l’arrière, tandis que les versions supérieures bénéficiaient de disques. À partir de l’été 1986, tous les modèles sauf la 518i recevaient des freins arrière à disque, et les plaquettes sans amiante équipaient toute la gamme.

L’ABS s’activait automatiquement après le démarrage dès que la vitesse dépassait 12 km/h. La régulation au freinage intervenait au-delà de 5 à 7 km/h environ. Le système se désactivait automatiquement si la tension de la batterie tombait sous 10,5 V, allumant alors le voyant ABS de manière fixe.

L’affichage d’intervalle d’entretien utilisait un code couleur pratique avec des voyants verts, jaune et rouge. Un indicateur de consommation instantanée permettait d’adapter sa conduite pour économiser du carburant.

Avis des Conducteurs et Retours d’Expérience

Les retours sur cette berline allemande révèlent une voiture appréciée pour sa robustesse et sa conception solide. La résistance à la rouille constituait un atout majeur comparé à certaines concurrentes de l’époque.

La tenue de route excellait grâce à l’association d’un essieu avant à double articulation et d’un essieu arrière à bras semi-tirés. Cette architecture conférait un comportement routier sain et prévisible.

Points Positifs Remarqués par les Utilisateurs

La construction solidement réalisée rassure les propriétaires sur la longévité du véhicule. Les modèles bien entretenus peuvent parcourir des kilométrages impressionnants sans faiblir.

Le moteur diesel de la 524d recevait des compliments pour son comportement sonore, restant silencieux même à vitesse élevée. Sa consommation mesurée à 8,5 litres aux 100 km séduisait les conducteurs soucieux d’économie.

La boîte manuelle 5 rapports, bien que différente de l’automatique, était reconnue comme l’une des meilleures de sa catégorie. Cette qualité générale de fabrication se retrouvait dans l’ensemble des organes mécaniques.

Critiques Fréquentes et Améliorations Suggérées

Le confort sur pavés laissait parfois à désirer. Le réglage ferme des suspensions, s’il garantissait une bonne tenue de route, rendait la voiture moins fluide sur revêtements dégradés.

La direction manquait de précision autour de la position centrale selon certains retours. Ce défaut se révélait surtout sur autoroute, nécessitant de petites corrections fréquentes.

Le freinage montrait ses limites sous fortes charges avec un risque d’évanouissement après 15 à 20 freinages successifs. Ce point constituait une faiblesse notable pour un usage sportif ou montagnard.

L’habitacle, bien que propre, semblait « à l’ancienne ». L’essuyage côté conducteur s’avérait parfois insuffisant, et certains détails comme l’absence d’éclairage sur l’interrupteur de lunette arrière chauffante étaient regrettés. Le réglage de hauteur de siège compliquait inutilement les ajustements.

Le style extérieur très proche de l’E12 déplaisait à ceux qui recherchaient une évolution plus marquée. Cette approche conservatrice caractérisait la philosophie BMW de l’époque.

Comparaison avec d’Autres Modèles de la Même Époque

Dans la catégorie des 85 à 95 kW, la BMW 520i avec ses 92 kW affrontait des concurrentes parmi les berlines allemandes Mercedes et Audi, ainsi que Ford et Opel développant généralement entre 80 et 85 kW. Cette légère supériorité technique constituait un argument commercial appréciable.

Sur le plan aérodynamique, l’E28 accusait un retard en 1985. Son coefficient de 0,37 après révision contrastait avec certaines rivales atteignant 0,30, se traduisant par une consommation et des performances moins optimales à vitesse élevée.

Le positionnement « grande routière » plaçait ce modèle sur un segment exigeant où le confort et la fiabilité primaient. Environ 71 % des E28 produites affichaient une puissance entre 85 et 95 kW, confirmant l’attrait pour les motorisations intermédiaires.

Aspect Avantages E28 Points faibles E28
Puissance Supérieure aux concurrentes directes Consommation légèrement accrue
Aérodynamique Amélioration en cours de carrière Retard face aux modèles les plus récents
Fiabilité Construction robuste reconnue Coûts d’entretien BMW

Le Marché Actuel des BMW E28 Automatic

Le marché de l’occasion reflète la popularité des différentes versions produites. La 520i domine avec 216 469 exemplaires fabriqués, suivie de la 528e (89 853 unités) et de la 528i (82 374 unités).

Les modèles les plus rares comme la M5 avec seulement 2 241 exemplaires ou la 524d (4 239 unités) atteignent des valorisations nettement supérieures. Leur caractère exclusif en fait des pièces recherchées par les collectionneurs, la M5 représentant pour beaucoup la meilleure occasion BMW de cette génération.

Prix et Disponibilité sur le Marché de l’Occasion

Les tarifs historiques donnent une perspective intéressante. En octobre 1981, la 518 démarrait à 21 350 Deutsche Mark, tandis que la 520i s’affichait à 25 400 Deutsche Mark. La 525e atteignait 30 165 Deutsche Mark en 1983, et la 524td culminait à 32 200 Deutsche Mark.

Les versions « Edition » lancées au printemps 1986 sur les moteurs M20 et M21 offraient des équipements luxueux : toit ouvrant, volant sport, pommeau cuir, vitres électriques avant, quatre appuie-têtes et garnissage velours. Ces modèles mieux équipés se négocient aujourd’hui à des prix supérieurs.

La finition « Shadowline » apparue en 1986 supprimait les éléments chromés au profit de teintes noires, avec pare-chocs et rétroviseurs couleur carrosserie. Cette option était réservée à certaines teintes spécifiques comme le Diamantschwartz, le Delphin ou le Lachssilber.

Valeur Historique et Collection de la BMW E28

La première BMW M5 basée sur l’E28S représente le summum de la collection. Fabriquée à la main, cette sportive totalise 2 241 exemplaires dont 1 340 vendus en Amérique du Nord, soit environ 60 % de la production.

La 524td garde une place particulière comme berline diesel de série la plus rapide au monde de son époque. Cette reconnaissance historique soutient sa cote auprès des passionnés de diesels performants.

Un fait méconnu : BMW n’ayant jamais proposé de version break officielle, un carrossier aurait réalisé 32 conversions Touring de l’E28. Ces exemplaires rarissimes atteignent des valorisations exceptionnelles lorsqu’ils apparaissent sur le marché.

FAQ

Quelle est la motorisation de la BMW E28 ?

Quelle est la motorisation de la BMW E28 ? La gamme va de 1,8 à 3,5 litres, avec des puissances de 63 kW à 210 kW selon les versions, en essence et en diesel (dont 524td turbo).

Quel est le prix d’une BMW 520i E28 ?

Quel est le prix d’une BMW 520i E28 ? En octobre 1981, la BMW 520i était affichée à 25 400 Deutsche Mark ; sur le marché de l’occasion, le prix varie surtout selon l’état, l’historique et la rareté.

Quelle est la puissance d’une BMW 525i E28 ?

Quelle est la puissance d’une BMW 525i E28 ? La puissance dépend de l’année et de la version ; la gamme E28 s’étend de 63 kW à 210 kW, et les modèles 6 cylindres offrent un bon compromis performances/consommation.

Quelles boîtes automatiques équipaient la BMW E28 automatic ?

Quelles boîtes automatiques équipaient la BMW E28 automatic ? Deux ZF à convertisseur: 3 vitesses jusqu’en 1982, puis 4 rapports 4HP22 (jusqu’à 524td) et 4HP22EH à partir de la 525e.

Quels modèles E28 n’étaient pas disponibles d’usine en boîte automatique ?

Quels modèles E28 n’étaient pas disponibles d’usine en boîte automatique ? Les 518, 518i, 524d et la sportive M5 étaient uniquement proposées avec une transmission manuelle.

Quelles sont les dimensions et la capacité de coffre de la BMW E28 ?

Quelles sont les dimensions et la capacité de coffre de la BMW E28 ? Longueur 4 620 mm, largeur 1 700 mm, hauteur 1 415 mm, empattement 2 625 mm, et coffre de 460 litres.

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