Imaginez : l’Italie, le soleil, la dolce vita… et soudain, votre voiture cale sur l’autoroute, trahie par son propre réservoir. Effrayant, non ? Même les vacances les plus paisibles peuvent virer au cauchemar mécanique, comme l’illustrent deux incidents récents survenus à des touristes suisses, confrontés à des problèmes inattendus après avoir fait le plein dans la Botte.
Duel mécanique sous le soleil italien : deux incidents coûteux
- Fin août, quelque part dans les Abruzzes, alors qu’il est près de 3h30 du matin, un Suisse fait le plein de diesel dans une petite station-service. Son Volkswagen Tiguan, qui lui servait jusqu’ici de fidèle destrier, commence soudain à brouter. Le moteur s’arrête, impossible de repartir… De retour en Suisse, le diagnostic de sa voiture tombe : présence de sable dans le réservoir. Résultat des courses : près de 4 800 € de réparation pour remplacer le réservoir et tout le système d’alimentation. Il va falloir plusieurs gelati pour s’en remettre.
- Quelques jours plus tard, deuxième coup de théâtre. Cette fois-ci, sur une aire autoroutière officielle Esso à Portogruaro, un autre Suisse, âgé de 36 ans, remarque immédiatement une alerte sur son tableau de bord juste après avoir fait le plein, suivie d’une perte nette de puissance. Le garage détecte de l’eau dans son diesel. Facture finale : environ 1 200 € pour la réparation et le dépannage. « On m’a tout simplement mis de l’eau à la place du carburant », s’indigne-t-il, visiblement pas venu en Italie pour tester la qualité des fontaines locales !
Fraude ou simple malchance ? L’avis des experts
Faut-il s’inquiéter de la qualité des carburants italiens ou s’agit-il de péripéties rarissimes ? Selon les experts, il n’est pas toujours question d’arnaque. Plusieurs explications plus terre à terre existent :
- Les anciens réservoirs de stockage peuvent accumuler des sédiments ou de l’eau de condensation.
- Un entretien insuffisant des cuves, auquel s’ajoutent les recharges fréquentes, favorise l’arrivée de saletés ou d’humidité dans le carburant distribué.
Des explications pas très rassurantes, certes, mais qui relèvent plus du manque de maintenance que du sabotage organisé !
Une goutte d’eau (ou de sable) dans l’océan ?
Avant de bannir les vacances en automobile italiennes, il faut relativiser. Le Touring Club Suisse (TCS) rappelle que, lors de tests à grande échelle sur 202 stations-service transalpines, la teneur en eau dans le carburant est toujours restée dans les normes établies. Cela penche donc pour des incidents très rares.
L’ambassadeur italien va dans le même sens : chaque année, des millions de touristes font tranquillou le plein en Italie, sans le moindre accroc ni mésaventure à déplorer. Ces deux incidents tiennent donc davantage de la malchance que d’un penchant généralisé pour le carburant à la sauce « spécialités locales ».
Entre vigilance et sérénité : quelques conseils de terrain
Si la probabilité de tomber sur un carburant farceur reste minime, les conséquences, elles, peuvent grignoter le budget vacances. Deux automobilistes suisses se sont ainsi retrouvés avec des factures salées de plusieurs milliers d’euros…
Pour les touristes, notamment néerlandais, de passage chez nos voisins transalpins, le mot d’ordre est donc double :
- Continuez à faire le plein en Italie sans crainte excessive.
- Mais soyez attentif, surtout dans les petites stations ou de nuit.
- Et si jamais une déconvenue survient, veillez à obtenir des preuves du ravitaillement (facture, photo de la pompe, etc.) afin de défendre votre cause auprès d’un garagiste ou d’un assureur.
En somme, pas besoin de paniquer ou de remplir votre coffre de bidons importés de la maison. Savourez la route italienne, mais gardez un œil (et une facture) sur votre réservoir… histoire que la seule chose qui s’invite dans vos vacances, ce soit le soleil, et pas du sable ni de l’eau !

Passionné d’automobile depuis l’enfance, Antoine a grandi entre les circuits de ses petites voitures et les pages des magazines spécialisés. Après des études en design industriel et plusieurs années passées dans le milieu de la mécanique, il décide de créer Vintage Heroes pour partager son amour des belles mécaniques d’hier comme d’aujourd’hui.
Curieux, minutieux et toujours à l’affût d’un modèle rare ou d’une belle histoire de restauration, Antoine mêle expertise, anecdotes et coups de cœur dans chacun de ses articles. Ici, il donne vie aux voitures qui ont marqué leur époque et à celles qui marqueront la nôtre.




