Choisir une moto de voyage motorisée et puissante, alliant confort, ergonomie soignée et technologie de pointe, n’a rien d’évident. La BMW R 1250 GS répond pourtant à tous ces critères : design reconnaissable, modes de conduite adaptés, systèmes d’assistance efficaces, luminosité LED intelligente et équipements pensés pour le voyage. Un modèle fiable, taillé pour les longs trajets comme pour les terrains variés.
En bref
- Un bicylindre à plat de 1 254 cm³ avec la distribution variable ShiftCam pour 136 ch et un couple généreux à tous les régimes.
- Une ergonomie pensée pour les longs voyages : hauteur de selle réglable, guidon ajustable et protection au vent efficace selon la version choisie.
- Un écran TFT 6,5 pouces désormais de série, avec connectivité smartphone, GPS intégré et compatibilité Bluetooth.
- Trois modes de conduite de série (Eco, Rain, Road) et un pack optionnel ajoutant les modes Dynamic, Enduro et Enduro Pro.
- Par rapport à la R 1200 GS, les gains réels portent surtout sur le moteur ShiftCam et l’écran TFT ; le passage ne s’impose pas en urgence pour les propriétaires déjà bien équipés.
ADN trail et évolution du design : ce qui change et pourquoi
La BMW R 1250 GS est une référence dans le monde des motos de voyage. Elle s’adresse aux pilotes qui cherchent une machine capable d’avaler les kilomètres sur autoroute le matin, puis de s’aventurer sur des pistes en gravier l’après-midi. C’est exactement ce positionnement qui en fait une moto trail idéale pour l’enduro de voyage, ce qui lui a forgé sa réputation au fil des générations.
Côté design, BMW a fait le choix de la continuité. Les évolutions visuelles entre la génération précédente et la version actuelle restent discrètes : un habillage de couvre-culasse légèrement modifié, un monogramme mis à jour. Rien qui ne bouleverse la silhouette iconique.
Ce parti pris n’est pas un manque d’ambition. BMW parle plutôt de consolidation des acquis : affiner ce qui fonctionne déjà très bien, plutôt que de tout repenser pour impressionner en concession. Une approche qui plaît aux habitués de la marque, même si les nouveaux venus peuvent parfois avoir du mal à distinguer les millésimes au premier coup d’œil.
La mise en conformité Euro5 en 2021 s’est faite sans douleur. Le moteur était déjà préparé pour répondre à cette norme, ce qui explique que les changements techniques liés à cette évolution réglementaire soient restés quasi invisibles pour le pilote.
Moteur et performances : une mécanique puissante et fiable pour le voyage
Le cœur de la machine, c’est son bicylindre à plat de 1 254 cm³. Avec 136 chevaux et un couple de 14,5 mkg disponible sur une large plage de régime, la moto offre des reprises franches à presque tous les régimes. Pas besoin de travailler la boîte en permanence : le moteur tire proprement dès les bas régimes.
La grande nouveauté technique, c’est la distribution variable ShiftCam. Le principe repose sur deux profils de cames différents à l’admission. En bas régime, la levée est faible et la durée courte pour plus de douceur et d’économie. À haut régime, le profil bascule vers une levée plus importante pour libérer la puissance. Ce basculement est géré par un actuateur électromécanique.
Le résultat sur la route ? Un moteur qui semble avoir deux caractères. Docile en ville, il se transforme en machine généreuse dès qu’on ouvre les gaz sur route ouverte. C’est l’un des atouts les plus concrets de cette génération, bien au-delà du simple gain de cylindrée par rapport à l’ancien 1200.
Confort, ergonomie et protection : rouler loin sans se fatiguer
Position de conduite, selle et ergonomie du trail BMW
Sur les longs trajets, l’ergonomie fait toute la différence. La position de conduite est droite, avec un guidon large qui donne une bonne prise en main et une vue dégagée sur la route. On se sent au-dessus du trafic, ce qui aide à anticiper.
La hauteur de selle est réglable, ce qui est un vrai avantage pour les pilotes de gabarits différents. Le guidon est lui aussi ajustable, et des rehausseurs sont disponibles en option. Nous conseillons de tester plusieurs configurations en concession avant de commander, car quelques centimètres peuvent changer radicalement le ressenti après 300 km.
La selle est ferme mais bien profilée. Sur la version Adventure, le confort est particulièrement soigné, avec une position qui favorise la décontraction des épaules et du dos sur les longues étapes.
Protection au vent, luminosité et visibilité : bulle, éclairage et instrumentation
La bulle joue un rôle clé sur une moto de voyage. Selon la version choisie, elle est plus ou moins haute et orientée touring ou sport. Les versions « Triple black » et « Light White » misent sur une bulle touring pour une meilleure protection, là où les versions « Rallye » favorisent l’agilité visuelle avec une bulle sport.
L’éclairage est entièrement LED, avec un phare adaptatif qui s’oriente en virage selon l’angle d’inclinaison. Il tient aussi compte de la charge et de la pente. Une fonction pratique souvent sous-estimée : l’éclairage de route peut s’activer même contact coupé, utile pour manœuvrer dans un garage ou un parking sombre. Les fonctions « Welcome » et « Goodbye » ajoutent une touche de modernité bienvenue.
L’écran TFT couleur de 6,5 pouces est désormais monté de série. Bien lisible de jour, il centralise toutes les informations utiles et intègre un système GPS basique. Un vrai progrès par rapport à la génération précédente, où cet écran était en option.
Technologie embarquée et modes de conduite : maîtriser chaque situation
Modes de conduite, réglages et comportement sur route comme en tout-terrain
Trois modes de conduite sont livrés de série : Eco, Rain et Road. Le mode Eco limite la consommation sur les longs trajets. Le mode Rain réduit la puissance disponible et affine le contrôle de traction pour les chaussées glissantes. Road est le réglage polyvalent du quotidien.
Pour aller plus loin, le pack « Mode de pilotage Pro » en option ajoute les modes Dynamic, Enduro et Enduro Pro. Ce pack intègre aussi le DBC (contrôle du frein moteur), un feu stop dynamique et le Hill Start Control Pro qui s’active automatiquement selon la pente après un arrêt. Un ensemble cohérent pour ceux qui souhaitent pousser la moto hors des sentiers battus.
Systèmes d’assistance, connectivité et navigation : la sécurité au service du pilotage
De série, la moto embarque le contrôle de traction DTC, l’ABS Integral Pro et l’ABS actif en virage. Le démarrage en côte HSC est aussi présent. Ces systèmes d’assistance forment un filet de sécurité discret mais efficace, qui intervient sans brutalité.
- Appairage smartphone via l’écran TFT
- Lecture de musique et prise d’appels
- Compatibilité casque Bluetooth
- GPS intégré basique
- Option eCall (appel d’urgence automatique)
La connectivité est bien pensée pour le voyageur. L’écran TFT gère l’ensemble de ces fonctions de manière fluide. Nous trouvons l’interface intuitive une fois prise en main, même si les premières minutes demandent un peu d’adaptation au menu.
Équipements de sécurité et châssis : freinage, suspension et stabilité
Le châssis reprend la base éprouvée de la génération 1200 : cadre tubulaire acier, fourche télescopique, monobras à cardan. Un ensemble solide et bien connu des pilotes BMW. La moto accuse néanmoins 5 kg de plus et un empattement allongé de 18 mm par rapport à l’ancienne génération, ce qui se ressent légèrement à basse vitesse.
Le freinage s’appuie sur des disques avant de 305 mm avec étriers radiaux à 4 pistons. Le fournisseur Hayes remplace Brembo sur cette génération, sans que la puissance de freinage en soit affectée. Le mordant est présent, la modulation au levier est naturelle.
Les suspensions semi-actives ESA « Next Generation » sont disponibles en option. Elles ajustent en continu l’assiette selon la charge, les conditions de route et le mode de conduite sélectionné. Nous les recommandons vivement pour les voyages chargés, notamment avec des bagages ou un passager.
Personnalisation, options et adaptabilité à tous les terrains
La moto se décline en plusieurs versions aux caractères bien distincts. Les versions « Triple black » et « Light White » ciblent un usage plus routier, avec jantes à bâtons, selle à double étage et bulle touring. Les versions « Rallye » et « 40 ans GS » penchent vers le tout-terrain : jantes à rayons, bulle sport, coloris marqués, sans béquille centrale.
Le catalogue d’accessoires BMW est très fourni, avec notamment l’Option 719 pour les finitions premium, des silencieux chromés, ou encore des équipements pratiques comme les selles chauffantes et les clignotants multifonctions. La personnalisation est quasi illimitée… mais chaque option a un coût.
Un point à garder en tête : certains équipements comme les poignées chauffantes restent payants, alors que des concurrentes les proposent de série. Mieux vaut établir sa liste de priorités avant de configurer la moto, pour éviter une note finale qui grimpe vite.
Comparaison avec les modèles précédents : gains réels, compromis et choix selon l’usage
Par rapport à la R 1200 GS, cette version conserve tout ce qui faisait le succès de sa devancière. Le châssis, l’équilibre des masses, la prise en main rapide malgré le gabarit : tout cela est préservé. La 1200 était déjà une moto remarquablement homogène, et la 1250 ne déroge pas à cette règle.
Le vrai gain, c’est le moteur. La distribution variable ShiftCam apporte une souplesse et une richesse de caractère que l’ancien groupe propulseur ne possédait pas au même degré. C’est là que se jouent les 84 cm³ supplémentaires : pas juste en puissance brute, mais surtout en plaisir de pilotage au quotidien.
| Critère | R 1200 GS | R 1250 GS |
|---|---|---|
| Cylindrée | 1 170 cm³ | 1 254 cm³ |
| Puissance | 125 ch | 136 ch |
| Distribution variable | Non | Oui (ShiftCam) |
| Écran TFT de série | Non (option) | Oui (6,5″) |
| Poids | Référence | +5 kg |
| Empattement | Référence | +18 mm |
En dehors du moteur, les évolutions restent mesurées. L’écran TFT désormais de série est un plus concret. Les assistances se sont étoffées, surtout via les options. Mais pour qui vient d’une 1200 bien équipée, le saut technologique sera plus perceptible sur la route que dans la fiche technique.
Pour un primo-accédant à cette catégorie, la BMW R 1250 GS représente le choix le plus complet du segment. Pour un propriétaire de 1200 en bon état, la question mérite réflexion : le moteur ShiftCam et l’écran TFT sont de vraies raisons de passer, mais la transition ne s’impose pas avec urgence.
FAQ
Quel est le prix d’une BMW R 1250 GS full option ?
Quel est le prix d’une BMW R 1250 GS full option ? Il varie fortement selon les packs (ESA, modes Pro, eCall, Option 719, valises). Comptez un tarif qui grimpe vite : demandez un devis détaillé en concession.
Quel est le prix d’une BMW R 1250 GS 2018 ?
Quel est le prix d’une BMW R 1250 GS 2018 ? La R 1250 GS n’étant pas diffusée comme millésime 2018, visez plutôt une R 1200 GS 2018, ou une 1250 plus récente selon l’équipement et le kilométrage.
Puissance BMW R 1250 GS ?
Puissance BMW R 1250 GS ? La puissance annoncée est de 136 ch, avec un bicylindre à plat de 1 254 cm³ et un couple de 14,5 mkg, utile pour les reprises et le voyage chargé.
Qu’apporte la distribution variable ShiftCam au quotidien ?
Qu’apporte la distribution variable ShiftCam au quotidien ? La distribution variable ShiftCam rend le moteur doux à bas régime et plus généreux à haut régime, avec deux profils de cames à l’admission pour adapter la levée.
Quels modes de conduite sont de série, et que rajoute le pack Pro ?
Quels modes de conduite sont de série, et que rajoute le pack Pro ? Les modes de conduite de série sont Eco, Rain et Road. Le pack Pro ajoute Dynamic, Enduro, Enduro Pro, avec DBC et Hill Start Control Pro.
Pourquoi le design change-t-il si peu entre générations ?
Pourquoi le design change-t-il si peu entre générations ? Le design change peu car BMW vise la continuité et la consolidation des acquis : monogramme et détails d’habillage évoluent, mais la silhouette trail reste iconique.

Passionné d’automobile depuis l’enfance, Antoine a grandi entre les circuits de ses petites voitures et les pages des magazines spécialisés. Après des études en design industriel et plusieurs années passées dans le milieu de la mécanique, il décide de créer Vintage Heroes pour partager son amour des belles mécaniques d’hier comme d’aujourd’hui.
Curieux, minutieux et toujours à l’affût d’un modèle rare ou d’une belle histoire de restauration, Antoine mêle expertise, anecdotes et coups de cœur dans chacun de ses articles. Ici, il donne vie aux voitures qui ont marqué leur époque et à celles qui marqueront la nôtre.




