À seulement 17 ans, Robert Sansone a fait ce que des ingénieurs de renom rêvent d’accomplir : rendre le moteur électrique plus accessible, plus performant et surtout plus responsable. Portrait d’un jeune inventeur qui, armé d’une imprimante 3D et d’un esprit débordant, pourrait bien redéfinir les codes de l’industrie automobile… sans même attendre le permis de conduire !
Un génie précoce récompensé à l’échelle mondiale
Au printemps 2022, la Regeneron International Science and Engineering Fair, la plus grande compétition scientifique et technologique pour étudiants au monde, a vu Robert Sansone, 17 ans, décrocher la première place. Détail non négligeable : ce prix s’est accompagné d’un chèque de 75 000 dollars, un joli pactole qui en dit long sur l’intérêt suscité par sa création audacieuse. L’invention ne laisse pas indifférent, ni les jurys, ni les géants de l’industrie.
Un moteur sans terres rares : une innovation, une révolution ?
Mais quel est donc ce fameux moteur qui décoiffe le jury et promet de bousculer le secteur automobile ? Le projet de Sansone cible le cœur du problème : la dépendance aux terres rares, ces matériaux précieux, coûteux et dont l’extraction pèse lourdement sur l’environnement. Il s’agit d’un moteur à réluctance synchrone, mais avec une caractéristique atypique : il fonctionne sans aimants permanents !
Bien entendu, ce type de moteur n’est pas une invention sortie de nulle part et existe déjà depuis un moment. On le retrouve principalement dans des applications comme les pompes ou les systèmes de ventilation. Mais personne, jusqu’à l’arrivée de Sansone, n’avait eu la brillante idée d’en transposer le concept à l’univers des véhicules électriques.
Le résultat ?
- Un prototype affichant une hausse de 39 % du couple par rapport aux moteurs classiques.
- La suppression totale des matériaux rares et coûteux.
- Des avantages écologiques, grâce à la fin des extractions destructrices.
Ce moteur pourrait, enfin, s’installer sur les lignes de production de voitures électriques, et pas seulement dans les labos.
Sécurité industrielle et enjeux géopolitiques, version 2.0
À en croire la création de Sansone, l’automobile pourrait mieux dormir sur ses deux oreilles. Puisque son moteur évite l’utilisation de terres rares, il pourrait faire baisser significativement les coûts de production, tout en réduisant l’emprise de certains grands exportateurs (clin d’œil appuyé à la Chine, principal fournisseur mondial). Pour l’industrie comme pour l’environnement, c’est l’ouverture sur :
- Une chaîne d’approvisionnement plus stable.
- Une filière moins vulnérable aux tensions internationales.
- Des véhicules électriques plus abordables, donc plus accessibles.
Ce serait, pour le secteur automobile, un véritable pas de géant vers plus de durabilité et d’autonomie industrielle.
Un inventeur au parcours déjà bien garni
S’il est tentant d’imaginer Sansone entouré d’ingénieurs et de laboratoires luxueux, la réalité est plus inspirante encore. Il a passé un an à peaufiner son prototype, avec pour seuls compagnons une imprimante 3D, du cuivre et un rotor en acier. Son laboratoire ? L’ingéniosité et la détermination.
Ce jeune prodige n’en est pas à son coup d’essai : il compte déjà plus de soixante projets personnels à son actif. Parmi eux, une main robotisée et même un kart capable de filer à 110 km/h. Depuis des années, il s’attaque aux défis des moteurs, questionnant sans relâche l’usage des aimants.
Voilà qui prouve, s’il en fallait, que l’inventivité n’a pas besoin d’une armée de techniciens ni d’un chèque à plusieurs zéros pour s’exprimer.
Conclusion : l’audace d’un jeune, la promesse d’un avenir électrique
L’aventure de Robert Sansone rappelle cette belle vérité : l’innovation surgit parfois là où on ne l’attend pas et, surtout, elle n’a pas d’âge ! Si le moteur qu’il a conçu est développé à l’échelle industrielle, il pourrait bien être l’ingrédient miracle d’une révolution dans l’automobile électrique. Moins onéreux, plus vert, un futur où rouler proprement ne sera plus un luxe réservé à quelques privilégiés…
Quand la passion rencontre l’engagement écologique, on obtient des moteurs qui propulsent les voitures… et la société vers demain !

Passionné d’automobile depuis l’enfance, Antoine a grandi entre les circuits de ses petites voitures et les pages des magazines spécialisés. Après des études en design industriel et plusieurs années passées dans le milieu de la mécanique, il décide de créer Vintage Heroes pour partager son amour des belles mécaniques d’hier comme d’aujourd’hui.
Curieux, minutieux et toujours à l’affût d’un modèle rare ou d’une belle histoire de restauration, Antoine mêle expertise, anecdotes et coups de cœur dans chacun de ses articles. Ici, il donne vie aux voitures qui ont marqué leur époque et à celles qui marqueront la nôtre.




