Dans les garages et sur les routes de campagne, on croise encore parfois ces compactes françaises qui refusent de disparaître. La zx citroen fait partie de ces voitures des années 90 qui continuent d’attirer l’attention des amateurs d’automobiles accessibles et robustes. Qu’elle arbore fièrement ses 200 000 kilomètres ou qu’elle dorme sous une bâche en attendant la restauration, cette compacte suscite toujours autant de questions : vaut-elle encore le coup aujourd’hui ? Quels modèles privilégier parmi les annonces et équipements Citroën sur le marché de l’occasion ? Plongée dans l’univers d’une voiture qui a marqué toute une génération.
En bref
- Production de 1991 à 1998 en Europe, puis jusqu’en 2014 en Chine sous les noms Fukang, Elysée et C-Elysée, totalisant plus de 2,1 millions d’exemplaires
- Large gamme de motorisations essence (60 à 167 ch) et diesel (71 à 92 ch), avec des versions sportives comme le coupé 16v
- Points forts reconnus : excellente tenue de route grâce à l’essieu arrière auto-directionnel, bon confort et habitabilité généreuse avec banquette coulissante
- Défauts notables : absence fréquente de direction assistée, équipements de série limités, et pièces détachées devenues difficiles à trouver (notamment fermeture centralisée)
- Marché de l’occasion attractif avec des exemplaires disponibles autour de 900€, mais vigilance nécessaire sur l’historique d’entretien et l’état général
Historique et caractéristiques de la Citroën ZX
La ZX Citroën est une automobile compacte qui a marqué le début des années 90. Lancée en mars 1991, cette voiture du segment C proposait une architecture à traction avec un moteur transversal avant et un hayon pratique.
Au moment de sa sortie, les acheteurs pouvaient choisir entre quatre niveaux d’équipement : Reflex, Avantage, Aura et Volcane. La gamme s’est ensuite enrichie avec l’arrivée de la ZX Break en janvier 1994, déclinée en finitions Flash, Fugue et Reflex.
Un restylage notable intervient en juillet 1994 pour les modèles millésimés 1995. Le capot, la calandre et les boucliers sont modifiés, faisant disparaître l’une des originalités de la phase 1 : cette absence de vraie calandre qui donnait un style si particulier à la voiture.
L’habitabilité représentait un argument de vente majeur. Certaines versions disposaient d’une banquette arrière coulissante, un détail astucieux qui permettait d’adapter l’espace selon les besoins, entre confort des passagers arrière et volume de coffre.
La production de la ZX Citroën en Europe et en Chine
La carrière de la zx citroen s’étend de 1991 à 2014, avec une histoire européenne et une aventure chinoise bien distinctes. En Europe, la production s’est déroulée de 1991 à 1998, en deux phases bien définies.
La première phase européenne court de 1991 à 1994, suivie d’une seconde de 1994 à 1998. Mais c’est en Chine que l’histoire devient vraiment fascinante.
Dès 1992, la voiture est fabriquée sur le marché chinois sous le nom de Citroën Fukang. Elle y connaîtra plusieurs vies : renommée Elysée entre 2003 et 2008, puis C-Elysée jusqu’en septembre 2014. Une version 4 portes a même été créée spécialement pour ce marché local, aux côtés de la classique 5 portes.
Les transformations s’enchaînent : en 2002, un restylage de la berline 4 portes accompagne le changement de nom vers Elysée. En 2008, de nouvelles modifications amènent le badge C-Elysée, avec des faces avant et arrière remodelées et un tableau de bord emprunté à la Citroën Xsara. Le printemps 2012 voit encore quelques ajustements.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 2 130 600 exemplaires ont été produits au total. Le million d’unités est franchi dès 1995, un succès commercial indéniable. L’objectif initial visait 230 000 véhicules par an, dont la moitié destinée à l’export.
Les usines d’assemblage se répartissaient entre Aulnay, Rennes, Poissy et Vigo en Europe, Wuhan et Xiangyang en Chine, sans oublier Sopriam au Maroc et Barra de Carrasco en Uruguay.
Les performances et motorisations de la ZX Citroën
La gamme mécanique de la ZX couvrait un spectre large, de l’économique au sportif. Les motorisations essence et diesel offraient des puissances allant de 58 à 167 ch, associées à des boîtes manuelles ou automatiques.
Au lancement, quatre moteurs essence équipaient la voiture :
- 1,1 L développant 60 ch pour la version d’entrée de gamme
- 1,4 L de 75 ch représentant un bon compromis
- 1,6 L affichant 89 ch pour plus de souplesse
- 1,9 L de 130 ch réservé à la sportive Volcane
Les versions diesel sont arrivées deux ans après le lancement initial. Un 1,9 L atmosphérique de 71 ch constituait l’option sobre, tandis qu’un 1,9 L turbo de 92 ch séduisait ceux qui cherchaient des reprises franches sans sacrifier la consommation.
La sportive ZX coupé 16v mérite une mention spéciale. Son bloc 2.0 essence a connu plusieurs évolutions : 155 ch initialement, puis 150 ch, avant d’atteindre 167 ch en 1997 avec l’abandon du système ACAV.
Plus tard dans sa carrière, un 1.8 essence de 103 ch a rejoint le catalogue, accompagnant la finition ZX Furio disponible uniquement en 3 portes. La masse contenue entre 950 et 1 150 kg et un coefficient de traînée de 0,30 à 0,33 contribuaient à des performances correctes pour l’époque.
Avantages et inconvénients de posséder une ZX Citroën
La presse spécialisée a régulièrement salué plusieurs qualités de cette compacte. La maniabilité et la tenue de route impressionnaient grâce à un essieu arrière auto-directionnel qui réduisait l’inertie du train arrière en virage. Le confort de suspension faisait aussi partie des points forts.
L’habitabilité généreuse, renforcée par cette fameuse banquette coulissante, permettait d’adapter l’espace intérieur selon les besoins. La plateforme s’est d’ailleurs révélée si réussie qu’elle a servi de base à la Peugeot 306 en 1993.
Trois carrosseries étaient proposées : berline bicorps 3 portes, 5 portes ou break, toutes en 5 places. Les dimensions restaient raisonnables avec 4 070 mm pour la berline et 4 260 mm pour le break, une largeur de 1 700 mm et une hauteur de 1 400 mm.
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Excellente tenue de route | Sous-équipement de série |
| Bon confort de suspension | Absence de direction assistée |
| Habitabilité généreuse | Options limitées |
| Maniabilité appréciable | Équipements parfois justes |
Les critiques portaient principalement sur le sous-équipement général de série. L’absence de direction assistée, même en option sur de nombreux modèles, représentait un vrai handicap au quotidien, surtout en ville.
La fiabilité de la ZX Citroën sur le long terme
L’expérience d’un propriétaire de ZX 1.4 injection 75 ch de 1995 illustre bien ce qu’on peut attendre de cette voiture avec les années. Achetée en décembre 2015 à 139 500 km pour 900 €, la voiture présentait un historique complet avec factures.
Le principal défaut visible concernait la peinture du toit, fanée avec un vernis qui partait. Sur le plan mécanique, certaines pièces deviennent difficiles à trouver en neuf chez PSA, obligeant à se tourner vers l’adaptable.
Les éléments de fermeture centralisée posent particulièrement problème : ils ne se fabriquent carrément plus. Nous conseillons donc de vérifier l’état de ces équipements avant tout achat et d’anticiper des réparations avec des pièces d’occasion.
L’impression générale reste positive : la voiture apparaît homogène et bien finie dans l’ensemble. Les réserves portent surtout sur la consommation réelle et le freinage, qui demande une certaine adaptation.
Comparaison avec d’autres modèles concurrents
Au moment de son lancement, la ZX affrontait une concurrence féroce : Renault 19, Peugeot 309, Volkswagen Golf, Fiat Tipo et Ford Escort se disputaient les mêmes clients. Chacune avait ses arguments.
Un propriétaire estime que l’intérieur de sa ZX est mieux fini que celui d’une Peugeot 306 et n’a pas grand-chose à envier à une Volkswagen Golf 3, du moins concernant la qualité de finition intérieure. Un jugement qui témoigne du soin apporté à l’habitacle.
La Citroën Xsara a pris la relève en septembre 1997, reprenant la plate-forme et les moteurs de la ZX. La production européenne de la ZX s’est poursuivie jusqu’en 1998, permettant une transition en douceur entre les deux modèles.
Marché de l’occasion : bonnes affaires à saisir avec la ZX Citroën
Le marché de l’occasion offre des opportunités intéressantes pour qui cherche une voiture fiable sans se ruiner. L’exemple d’un achat Citroën BX à 900 € pour 139 500 km montre qu’on peut trouver des exemplaires bien entretenus à petit prix.
Avant de craquer pour une annonce alléchante, quelques vérifications s’imposent. L’historique d’entretien complet avec factures reste un gage de sérieux. L’état de la carrosserie mérite attention, notamment la peinture du toit qui vieillit mal.
Nous conseillons vivement de vérifier la disponibilité des pièces détachées, particulièrement pour la fermeture centralisée. Un essai routier permet de tester le freinage et les reprises, deux points parfois justes sur certaines motorisations.
Les versions diesel turbo de 92 ch représentent un bon compromis entre performances et économie. Les breaks séduisent les familles grâce à leur volume de chargement généreux. Les sportives 16v restent recherchées mais exigent un budget entretien plus conséquent.
Témoignages de propriétaires de la ZX Citroën
Un propriétaire de ZX 1.4 injection 75 ch de 1995 partage son expérience au quotidien. L’équipement lui semble suffisant avec les vitres avant électriques, la fermeture centralisée, l’airbag conducteur et les antibrouillards avant. L’autoradio d’origine avec ses 2 haut-parleurs offre un son jugé excellent.
Le manque de direction assistée se fait sentir lors des manœuvres de parking et en ville. Les bras finissent par fatiguer dans les créneaux serrés, un détail qui compte au quotidien.
La finition intérieure récolte des compliments : tissus, tableau de bord, contre-portes et moquette témoignent d’un travail soigné. Seule la plage arrière déçoit, jugée fragile et agaçante à l’usage.
Le comportement routier convainc avec un bon confort et une très bonne tenue de route. Le freinage apparaît moyen et nécessite d’appuyer franchement pour obtenir une décélération efficace. Les reprises se révèlent un peu justes : il faut rétrograder en 4e voire en 3e dans les côtes et les faux plats.
Côté consommation, la réalité s’écarte des annonces. Le propriétaire relève entre 8,3 et 8,5 L/100 km, soit environ 1 L de plus que les 7,4 L/100 annoncés dans les tests. Un écart classique entre conditions de mesure normalisées et usage réel.
FAQ
Quel est le prix d’une Citroën ZX ?
Quel est le prix d’une Citroën ZX ? Sur le marché de l’occasion, on peut trouver des exemplaires autour de 900 € pour 139 500 km, selon l’état, l’historique d’entretien et les réparations à prévoir.
Quelle est la cylindrée d’une Citroën ZX ?
Quelle est la cylindrée d’une Citroën ZX ? Elle va de 1,1 L à 2.0 L selon les motorisations : 1,1 L, 1,4 L, 1,6 L, 1,8 L, 1,9 L (essence/diesel) et 2.0 L pour la ZX coupé 16v.
La Citroën ZX est-elle une voiture chinoise ?
La Citroën ZX est-elle une voiture chinoise ? Non : c’est un modèle Citroën lancé en Europe, produit en Europe de 1991 à 1998, puis fabriqué aussi en Chine dès 1992 sous le nom Citroën Fukang (puis Elysée, C-Elysée).
Quelles sont les principales différences entre la ZX phase 1 et la phase 2 ?
Quelles sont les principales différences entre la ZX phase 1 et la phase 2 ? Le restylage de 1994 (millésime 1995) modifie capot, calandre et boucliers, et fait disparaître l’absence de vraie calandre de la phase 1.
Quels sont les points à vérifier avant d’acheter une ZX d’occasion ?
Quels sont les points à vérifier avant d’acheter une ZX d’occasion ? Vérifiez l’historique d’entretien avec factures, l’état de carrosserie (peinture du toit), la fermeture centralisée (pièces rares), et faites un essai pour freinage et reprises.
À quoi sert la banquette arrière coulissante sur certaines Citroën ZX ?
À quoi sert la banquette arrière coulissante sur certaines Citroën ZX ? La banquette arrière coulissante permet d’adapter l’espace entre confort des passagers arrière et volume de coffre, selon les besoins du quotidien.

Passionné d’automobile depuis l’enfance, Antoine a grandi entre les circuits de ses petites voitures et les pages des magazines spécialisés. Après des études en design industriel et plusieurs années passées dans le milieu de la mécanique, il décide de créer Vintage Heroes pour partager son amour des belles mécaniques d’hier comme d’aujourd’hui.
Curieux, minutieux et toujours à l’affût d’un modèle rare ou d’une belle histoire de restauration, Antoine mêle expertise, anecdotes et coups de cœur dans chacun de ses articles. Ici, il donne vie aux voitures qui ont marqué leur époque et à celles qui marqueront la nôtre.



