Bx : Guide pratique des annonces et équipements de la Citroën

Date :
Voiture grise stationnée dans la rue, devant bâtiments résidentiels et d'autres véhicules.

Dans le paysage automobile français, certains modèles traversent les décennies sans perdre leur aura. La bx fait partie de ces véhicules qui ont su conquérir le cœur des automobilistes par leur approche unique de l’automobile. Véritable concentré d’innovations techniques et de choix esthétiques audacieux, ce modèle iconique continue d’attirer l’attention des passionnés et des collectionneurs. Que vous cherchiez à mieux comprendre cette voiture emblématique ou que vous envisagiez un achat Citroën BX, ce guide complet vous révèle tout ce qu’il faut savoir sur ses versions, ses équipements et ses performances.

En bref

  • Production de plus de 2,3 millions d’exemplaires entre 1982 et 1994, avec deux phases distinctes marquées par un restylage en 1986
  • Suspension hydropneumatique signature, aérodynamique soignée (Cx 0,335) et direction à crémaillère pour un comportement routier reconnu
  • Large gamme de motorisations essence (55 à 203 ch) et diesel (60 à 90 ch), avec des versions sportives GTI 16 soupapes développant 160 ch
  • Disponibilité en berline et break Evasion (5 à 7 places), avec de nombreuses séries spéciales et finitions comme la Sport, la Digit ou l’Olympique
  • Points de vigilance à l’achat : vérifier la phase du véhicule, l’état de la suspension hydropneumatique et la cohérence moteur/version annoncée

Historique et évolution de la Citroën BX

La Citroën BX a marqué les années 1980 et 1990 avec une production totale de 2 337 016 exemplaires entre 1982 et 1994. Dévoilée au public près de la tour Eiffel puis officiellement lancée au Salon de l’Automobile de Paris en octobre 1982, elle s’est imposée comme un modèle emblématique du constructeur français.

La carrière de la BX se divise en deux grandes phases distinctes. La Phase 1, produite de 1982 à 1986, se caractérise par son tableau de bord original avec tachymètre à rouleau rétroéclairé et satellites PRN. Au lancement, la gamme s’étendait déjà du modèle de base à 48 900 francs jusqu’à la BX 16 TRS à 59 900 francs.

Le restylage de juillet 1986 marque le début de la Phase 2 pour l’année-modèle 1987. Cette évolution apporte des modifications extérieures visibles avec de nouveaux clignotants cristal et des boucliers moins anguleux. L’intérieur connaît une refonte complète avec l’abandon des compteurs à rouleaux au profit d’aiguilles classiques et le remplacement des satellites par des commodos traditionnels.

La production s’est arrêtée progressivement avec la berline en décembre 1993, tandis que le break Evasion a poursuivi jusqu’en juillet 1994. L’assemblage se répartissait entre plusieurs sites, notamment Rennes-la-Janais pour les berlines et Heuliez pour les breaks.

Caractéristiques techniques de la Citroën BX

La BX se distingue par sa suspension hydropneumatique qui garantit une garde au sol constante quelle que soit la charge embarquée. Cette signature technique des grandes Citroën s’accompagne de quatre freins à disques et d’un essuie-glace monobalai particulièrement reconnaissable.

Avec un coefficient de traînée de 0,335, la voiture affiche une aérodynamique soignée. Les dimensions varient selon les versions, avec une longueur oscillant entre 4 230 et 4 510 mm et une largeur de 1 690 à 1 830 mm. La masse à vide s’échelonne de 885 à 1 280 kg selon les motorisations et équipements.

La direction à crémaillère assure une bonne précision de conduite, tandis que les freins avant peuvent être équipés de disques ventilés sur certaines versions. La transmission traction standard est proposée, avec une variante intégrale sur des modèles spécifiques.

Motorisations disponibles

La gamme essence offre un choix impressionnant de puissances allant de 55 à 203 ch. Les petites cylindrées de 1 124 cm³ développent 55 à 60 ch, principalement destinées aux marchés où la fiscalité dépend de la cylindrée. Le moteur 1 360 cm³ existe en versions 62 ch avec boîte 4 rapports ou 72 ch.

Les motorisations 1 580 cm³ proposent des puissances de 74 à 115 ch selon les variantes. Le bloc 1 905 cm³ se décline en plusieurs niveaux de préparation, de 106 à 160 ch avec la culasse 16 soupapes. Au sommet de la pyramide, la rarissime BX 4TC développe 203 ch grâce à son moteur turbo de 2 141 cm³.

Côté diesel, le catalogue reste plus restreint mais cohérent. Le 1 769 cm³ existe en version atmosphérique de 60 ch ou turbo de 90 ch avec échangeur air/air. Le 1 905 cm³ diesel produit 65 ch en phase 1, puis 71 ch à partir d’avril 1987.

Équipements spécifiques selon les modèles

Dès le lancement, la BX 16 TRS proposait un niveau d’équipement généreux avec condamnation centralisée, vitres avant électriques et compte-tours électronique. Les options incluaient la direction assistée, des jantes en alliage et même un pack hi-fi avec casque.

L’option climatisation apparaît en décembre 1983 sur les BX 16. La boîte automatique ZF 4 rapports se greffe au catalogue en juillet 1984, identifiable par son logo Automatic sur le hayon. Les versions diesel lancées en septembre 1983 bénéficient de la direction assistée de série.

À partir du restylage de 1986, les équipements évoluent significativement. La BX GTI 16 Soupapes de 1988 reçoit l’ABS de série, une première remarquable pour l’époque. La phase 2 bis d’octobre 1989 introduit les feux arrière fumés sur berlines et revoit les finitions avec les appellations TG et TZ.

L’année-modèle 1993 généralise l’harmonie intérieure noire, la ceinture centrale arrière et un réservoir de 66 litres. Les finitions TZ se parent de pare-chocs bicolores avec partie inférieure couleur carrosserie et de baguettes latérales élargies.

Annonces et disponibilité du marché

Sur le marché de l’occasion actuel, la disponibilité des BX reflète la répartition de production d’origine. Les berlines représentent l’essentiel des annonces avec 2 135 332 exemplaires fabriqués, tandis que les breaks Evasion restent nettement plus rares avec seulement 8 % des volumes totaux.

La BX 4TC constitue le Graal des collectionneurs. Sur les 200 versions routières nécessaires à l’homologation groupe B, seules 86 ont trouvé preneur. Les invendues ont été détruites, rendant ce modèle exceptionnellement rare sur le marché des annonces.

Les séries spéciales offrent des opportunités intéressantes pour les amateurs. La BX 19 Digit, limitée à 3 000 exemplaires en septembre 1985, se reconnaît à ses compteurs numériques et son ordinateur de bord complet. Les différentes éditions BX Leader totalisent plusieurs milliers d’unités réparties sur plusieurs tirages.

Les variantes 4×4 se distinguent dans les annonces par leur différentiel central à verrouillage manuel et leur décoration latérale spécifique. L’assemblage chez Heuliez pour les breaks et la 4TC apporte une valeur ajoutée pour les passionnés recherchant des configurations particulières.

Les différentes versions de la BX et leurs spécificités

Le catalogue BX s’enrichit régulièrement de séries spéciales marquantes. La BX Olympique, limitée à 1 500 exemplaires pour l’année-modèle 1990, célèbre l’événement sportif international. La BX Ourane, également produite à 1 500 unités, se base sur la TZD Turbo 1 769 cm³ de 90 ch et intègre l’ABS de série.

Les versions Entreprise lancées en mars 1984 ciblent les professionnels avec une configuration 2 places sans banquette arrière, permettant la récupération de TVA. Cette déclinaison utilitaire élargit l’audience commerciale du modèle.

Berline vs Break : Comparaison des équipements

Le break Evasion commercialisé en juillet 1985 affiche des dimensions supérieures à la berline avec 17 cm de longueur et 3 cm de hauteur supplémentaires. Cette carrosserie assemblée chez Heuliez propose une modularité appréciable avec une capacité de 5 à 7 places grâce à la banquette accessoire.

Critère Berline Break Evasion
Places 5 places 5 à 7 places
Assemblage Rennes-la-Janais Heuliez
Longueur supplémentaire +17 cm
Suspension Standard Adaptée charge supérieure

La suspension du break bénéficie d’une adaptation spécifique pour supporter une charge transportable supérieure. Cette modification technique garantit le maintien du confort légendaire de la BX même avec un chargement important.

Modèles performants : BX Sport et BX GTI

La BX Sport lancée en mars 1985 marque un tournant sportif avec sa série limitée à 2 500 exemplaires. Son moteur 1 905 cm³ développe 126 ch à 5 600 tr/min et s’accompagne de jantes alliage chaussées de pneus Michelin 185/60 R14. Les logos BX Sport, custodes pleines et aileron spécifique la rendent immédiatement identifiable. Aucune option n’est proposée, la dotation étant complète d’origine.

La BX 19 GTI de l’année-modèle 1987 pousse la puissance du 1 905 injection à 125 ch. Les options incluent les jantes alliage type BX Sport et l’ABS, encore rare à cette époque. Cette version offre un excellent compromis entre performances et prix.

Le summum arrive avec la BX GTI 16 Soupapes de 1988. Ses 160 ch à 6 500 tr/min propulsent la voiture à 218 km/h avec un 0 à 100 km/h abattu en 8,6 secondes. L’ABS devient de série, tout comme les jantes alliage et les pneus Michelin 195/60 HR14.

La BX 4TC représente l’absolu en matière de performances. La version routière affiche 200 ch DIN pour 220 km/h en pointe et un 0 à 100 km/h en 7,6 secondes. Les 20 exemplaires Evolution grimpent à 360 ch, atteignent 280 km/h et franchissent les 100 km/h départ arrêté en seulement 5,5 secondes.

Avis et témoignages : Ce que les propriétaires disent de la BX

Un propriétaire de BX 16 TGS de 1989 partage son expérience après acquisition d’un exemplaire à 133 000 km pour 2 200 euros. Le démarrage à froid ne pose aucun problème même par temps hivernal, tandis que le confort surpasse certaines voitures modernes selon son ressenti.

L’entretien se révèle très aisé grâce aux accès généreux sous le capot et sous la voiture. Le moteur se montre coupleux avec une capacité à rouler vers 1 700 tr/min tout en conservant de la reprise disponible. Une fois le bloc chaud, il accepte sans broncher les montées à 5 000-6 000 tr/min et développe parfaitement sa puissance.

Un passage au garage a révélé un carburateur trop riche. Après rénovation du carburateur et installation d’un starter manuel, la consommation a drastiquement baissé depuis les 9 litres aux 100 km constatés auparavant en conduite urbaine.

La suspension arrière commence à montrer des signes de vieillissement et nécessite un renouvellement pour retrouver le confort d’origine. Ce point d’usure reste courant sur des véhicules de cet âge et demeure abordable à remplacer.

Tips et astuces pour l’achat d’une Citroën BX

Nous conseillons d’identifier précisément la phase du véhicule lors de la consultation d’une annonce. Les indices visuels permettent de distinguer rapidement Phase 1 et Phase 2 :

  • Compteurs à rouleaux et satellites PRN pour la Phase 1
  • Compteurs à aiguilles et commodos classiques pour la Phase 2
  • Boucliers anguleux sur Phase 1, adoucis sur Phase 2
  • Clignotants cristal à partir du restylage 1986

Vérifiez systématiquement la cohérence entre moteur et version annoncée. Par exemple, un diesel 1.9 affiché à 65 ch correspond à une Phase 1 ou Phase 2 avant avril 1987, tandis que 71 ch indique une production postérieure. Une GTI 16 soupapes doit impérativement développer 160 ch et posséder l’ABS de série.

Nous conseillons de porter une attention particulière aux séries spéciales qui offrent des équipements supérieurs. La BX 19 Digit se reconnaît à ses compteurs numériques, ses quatre vitres électriques et sa télécommande Plip. La Ourane embarque l’ABS de série, un argument de poids pour la sécurité.

La rareté relative de certaines versions influence leur disponibilité. Les breaks ne représentent que 8 % de la production totale, ce qui les rend moins courants dans les annonces. La BX 4TC relève de la chasse au trésor avec seulement 86 exemplaires routiers vendus et 20 versions Evolution produites.

Inspectez l’état de la suspension hydropneumatique qui constitue l’ADN technique de la BX. Un véhicule qui s’affaisse à l’arrêt nécessite une révision du système, opération délicate mais maîtrisée par les spécialistes Citroën. Privilégiez les exemplaires entretenus avec un historique de maintenance documenté.

FAQ

BX abréviation ?

BX abréviation ? BX est le nom de modèle choisi par Citroën pour cette berline des années 1980-1990 ; ce n’est pas une abréviation officielle à proprement parler.

Quelle est la valeur d’une Citroën BX aujourd’hui ?

Quelle est la valeur d’une Citroën BX aujourd’hui ? Elle varie selon phase, état, kilométrage, historique et rareté : une BX GTI 16 Soupapes, une BX 4TC ou une série spéciale (Digit, Ourane) cote plus qu’une berline courante.

Quelle ville est BX ?

Quelle ville est BX ? BX n’est pas une ville : dans cet article, BX désigne la Citroën BX, produite entre 1982 et 1994 et présentée au public près de la tour Eiffel.

Comment reconnaître une Citroën BX Phase 1 et Phase 2 ?

Comment reconnaître une Citroën BX Phase 1 et Phase 2 ? Phase 1 : compteurs à rouleaux et satellites PRN, boucliers anguleux. Phase 2 : compteurs à aiguilles, commodos classiques, clignotants cristal et boucliers adoucis.

Qu’est-ce que la suspension hydropneumatique de la Citroën BX ?

Qu’est-ce que la suspension hydropneumatique de la Citroën BX ? La suspension hydropneumatique maintient une garde au sol constante quelle que soit la charge et participe au confort, avec quatre freins à disques.

Pourquoi la BX 4TC est-elle si rare sur le marché ?

Pourquoi la BX 4TC est-elle si rare sur le marché ? La BX 4TC a été produite pour l’homologation groupe B : sur 200 versions routières, seules 86 ont été vendues, et des invendues ont été détruites.

Laisser un commentaire